Repeindre ses murs ou surélever sa maison, changer totalement le mode de chauffage ou ajouter un double vitrage : tout cela s’appelle rénovation.
Aussi vaste que soit la palette des interventions possibles, quelques grandes lignes s’imposent à tout chantier de rénovation.
1Connaître et respecter l’existant. La rénovation part toujours d’un bâtiment préalable. Quelle est son époque ? Quel est le matériau de structure ? Comment est-il ventilé ? Toutes ces réponses sont indispensables pour conduire une rénovation respectueuse du bâtiment et donc durable. Imperméabiliser les murs respirants sans revoir la ventilation conduira immanquablement à de la condensation. Procéder au ravalement sans connaître la cause des fissures expose à devoir recommencer peu de temps après.
2Considérer le bâtiment comme un ensemble. Un bâtiment est plus que la somme des matériaux et équipements qui le composent. La maison contemporaine est tout entière tournée vers l’efficacité énergétique, aussi bien dans son implantation que dans l’épaisseur des murs, la disposition des ouvertures ou le choix du système de chauffage. Imaginons que l’on réduise l’épaisseur d’isolant d’une paroi dans une maison BBC pour gagner de la surface habitable. Les besoins de chauffage seraient alors augmentés, et la pompe à chaleur pourrait s’avérer insuffisante. Le bâti ancien fonctionne de la même manière, avec des logiques d’ensemble qui tiennent compte du climat local, de la nature du terrain, de la luminosité.
3Définir ses objectifs. Il faut également déterminer pourquoi l’on rénove sa maison. Il peut s’agir de lui redonner un coup de jeune en termes esthétiques, d’agrandir l’espace habitable, d’économiser l’énergie, de faciliter la vie d’une personne âgée… ou de tout cela à la fois. Faire installer un vitrage plus performant pour économiser l’énergie peut aussi être l’occasion de gagner en confort, en recourant à une solution d’automatisation. A l’inverse, un chantier de transformation d’une salle de bain pour la rendre adaptée à une personne âgée peut conduire à choisir un plancher chauffant pour améliorer le confort thermique. Autant identifier ses besoins dès le démarrage, pour éviter de passer à côté de certains aspects que l’on regrettera ultérieurement..
La rénovation fait l’objet de nombreuses aides publiques. La plus connue est la TVA à 5,5 %, reconduite pour l’année 2011 et applicable aux travaux dans les bâtiments de plus de deux ans.
Il existe également un crédit d’impôt pour le développement durable, dont le taux vient d’être revu à la baisse, mais qui constitue encore une aide appréciable pour les systèmes de chauffage, l’isolation ou encore le changement des fenêtres.
Pour les ménages les plus modestes, l’Agence nationale de l’habitat offre de nombreuses aides pour améliorer les bâtiments existants (www.anah.fr).
Les rénovations plus globales peuvent être éligibles à l’éco-prêt à taux zéro (voir notre dossier).
Enfin, les collectivités territoriales (intercommunalités, conseils généraux, conseils régionaux) peuvent également offrir des subventions pour l’amélioration de l’existant.